Mercredile 07 mai 2008
Les Burundais du Canada, en particuliers ceux de la Région de la Capitale nationale (la ville d’Ottawa en Ontario et celle de Gatineau au Québec), se mobilisent pour revaloriser la langue et la culture burundaise. En effet, cette diaspora entend inculquer les valeurs burundaises aux jeunes nés loin du Burundi pour que le cordon qui les lie au Burundi ne se rompe jamais. Cela est extrêmement important, car il n’y a pire chez l’être humain que de perdre son identité et son origine sociale. Cela est normal d’autant plus que pareil à ce que toute plante dont on coupe les racines sèche, tout un chacun qui perd son origine sociale, ses valeurs et son identité n’est plus digne d’être appelé un humain. Dans cet article qui montre l’engagement culturel des Burundais des villes d’Ottawa et de Gatineau et leurs environs, nous nous baserons sur l’enseignement de l’ikirundi, le jeu du Tambour sacré du Burundi, les Danses traditionnelles féminines et le Camp d’été culturel burundais.
Dans la détermination d’enseigner l’art burundais aux générations futures, les Burundais d’Ottawa Gatineau ne ménagent aucun effort. Outre la langue d’ikirundi et le Tambour sacré du Burundi du groupe LOYAL KIGABIRO, les burundaises de la région s’illustrent en danses traditionnelles féminines. Encore une fois, les groupes de danses féminines sont nombreux dans le grand Canada, mais le groupe auquel nous nous focalisons et qui, dans ses objectifs, promeut l’enseignement des enfants est le Groupe de Danse traditionnelle burundaise Abezamutima, ABEZAMUTIMA en abrégé.
Ce groupe a vu le jour en octobre 2006, grâce à l’effort et à la détermination incontestée de Maître Goretti FUKAMUSENGE et madame Donavine BUCUMI. Ces deux braves dames se sont toujours distinguées dans la danse burundaise traditionnelle de leurs provinces natales et leurs écoles fréquentées. Ainsi, leur groupe s’illustre en danse traditionnelle à bien des égards. Non seulement qu’il entraîne des toutes petites filles, il fait des spectacles ici et là.
Non seulement l’enseignement de la langue de l’ikirundi, les Tambours sacrés du Burundi, les danses féminines, il y mieux : le camp d’été culturel burundais. En vue de couronner les succès sans cesse grandissants et enrichissants, les deux groupes culturels, qui ont à cœur de perpétrer la culture, organisent un Camp d’été culturel burundais à Ottawa. A notre connaissance, c’est la première fois en Occident où les Burundais s’unissent pour faire valoir la culture burundaise en un Camp d’été culturel comme d’autres peuples le font en Tae kondo, en natation, en soccer, etc. si nous considérons que ces sports constituent le patrimoine culturel des pays dans lesquels ils ont pris naissance. C’est la première fois au Canada où il y a un Camp d’été culturel. Ce camp d’été culturel burundais est ouvert à tout enfant burundais de 5 à 17 ans. Les campeurs y apprendront l’ikirundi (Amazina, Ivyese, Ibicuba, Imigani, Ibitito, Utujajuro –Ina-Runyonga, Samandari, Udusanzwe– et Imyibutsa), le Tambour sacré du Burundi, la Danse traditionnelle (Amayaya, Igihambge, Ihuruma, Ubudemera, Urwedengwe, Umuyebe et Akanya-Rusizi), les jeux culturels burundais (Urubugu, Inkoni, Ukwinyegezanya, Inzu et Ugwombokwe), les chants (Ukuvugira isekuro, Ukuvugira urusyo, Akazehe, Ugukobereza, Ubuhuha, Igihobe, Inanga, Ikembe, Umuduri et Igitukuru), etc.
Auteurs: Patrice Ntafatiro et Omer Nsengiyumva
Source: www.burundivision.org