Le rapatriement non programmé des FNL est le fruit de ses propres élucubrations

vendredi le 09 mai 2008

Les bombes lancées à l’aveuglette sur la ville de Bujumbura et les populations innocentes par le Mouvement d’Agathon Rwasa n’ont pas atteint le but escompté..Le langage de la terreur a été rapidement décrypté et a été vite condamné par les Pays de la Sous Région, la Communauté Internationale et tous les artisans de paix de par le monde. C’était un mensonge de plus et tout mensonge doit être sévèrement puni.

En effet, la dernière moitié du mois d’avril aura été cauchemardesque pour une bonne partie de la population des provinces de Bujumbura, Bubanza, Cibitoke et Kayanza. Le cauchemar se poursuit en ce début du mois de mai 2008 sans que les auteurs n’en donnent aucune explication aux victimes. Et les Sages de dire que lorsque les idées ne sont pas confuses, elles s’énoncent clairement.

Depuis la signature de l’Accord Global de Cessez-le feu entre le Gouvernement du Burundi et le Mouvement PALIPEHUTU-FNL, les Burundais et la Communauté Internationale ont assisté à une série d’hésitations de la part des leaders de ce Mouvement à la mise en œuvre des engagements pris le 7 septembre 2006 sous des prétextes aussi fallacieux les uns les autres. Une lecture extérieure de ces élucubrations fait croire à un Mouvement qui a signé un accord dont il ignore le contenu objectif et la suite de sa mise en application pour la simple raison qu’il croyait avoir trompé l’autre partie à l’Accord et la Facilitation.

L’arrivée au MCVS des Membres des FNL et leur retrait de cette Commission est une des preuves qui montrent qu’ils s’étaient trompés d’accepter l’Accord et sa mise en application et l’initiative malheureuse d’attaquer les quelques localités du Burundi depuis le 17 avril 2008 relève du même procédé : prendre les mensonges ou les tromperies pour des réalités jusqu’à faire une planification des opérations militaires pour éliminer des innocents. Et tout cela, pour rien.

Et pour se dédouaner, les leaders de ce Mouvement acceptent de boire le vin qu’ils ont tiré en offrant de se rapatrier à la mi-mai 2008 même si la programmation initiale ne l’avait pas prévu ainsi. Ils se sont rendus compte au total qu’ils avaient tellement menti au Gouvernement, aux Burundais, à la Facilitation et à la Communauté Internationale qu’ils ne pouvaient plus se faire pardonner.

Les esprits avertis peuvent se demander si réellement le PALIPEHUTU-FNL ne va pas encore user du mensonge pour dire qu’il s’est rapatrié malgré lui, d’autant plus que tout porte à croire qu’il ignore les motivations profondes qui le poussent à agir.

Auteur: Jean-Claude Mubisharukanywa

Source: www.burundi-info.com