Ottawa : Une ambassadrice qui ment en semant la zizanie ethnique des Burundais du Canada.

Lundi le 30 juin 2008

Il n’y a pas deux jours que monsieur Benoît Binati a écrit un article sur l’incitation à la haine ethnique de l’Ingénieur Rutamucero au Canada. Si cet article parlait de l’Ingénieur Rutamucero qui était de passage au Canada, aujourd’hui c’est le tour de madame Simbizi Apollonie, l’Ambassadeur du Burundi au Canada d’emboîter le pas à l’Ingénieur Rutamucero. Comment cela?

Le tout commence à se manifester en juillet 2007 lorsque les Burundais du Canada commémoraient le 45ème anniversaire de l’Indépendance du Burundi. C’était l’ambassade qui invitait les Burundais du Canada et les groupes culturels à venir s’exhiber dans la joie d’être indépendants. Curieusement seuls les groupes des Abatutsi ont été associés. Quoi qu’on n’y ait compris goutte, la fête a eu quand même lieu. Nous vous laissons le soin de deviner l’atmosphère qui régnait lors de cette fête.

Cette année, les préparatifs vont bon train alors que les tensions et les frustrations ne cessent d’augmenter dans la communauté burundaise du Canada. Et pourtant, nous avions eu une lueur d’espoir due à la présence de deux nouveaux conseillers dans l’équipe de l’Ambassade du Burundi. Nous pensions que ces nouveaux venus à l’Ambassade du Burundi au Canada amèneraient Madame Simbizi Apollonie, à être raisonnable pour, ne fût-ce que stratégiquement, cacher son extrémisme aigu. Loin de là. Voici les malignités de Madame l’Ambassadeur pour éliminer la participation des groupes culturels des Abahutu lors de la fête de l’Indépendance du Burundi:

1) Madame l’Ambassadeur aurait proposé à son équipe et à ses acolytes que la fête de l’Indépendance du Burundi se fasse à Toronto le 19 juillet 2008. Dans ses manigances déplorables elle aurait oublié quelque chose d’une importance capitale. Si le Président de la République du Burundi fête le 1er juillet à Cankuzo, la fête n’est pas pour autant supprimée ni dans la Capitale Bujumbura ni quelque part ailleurs où les Burundais veulent la célébrer. Au Canada, si madame l’Ambassadeur fête le 1er juillet à Toronto, elle a deux Conseillers qui devraient la représenter valablement à Ottawa et même dans d’autres villes.

2) Quand elle aurait été amenée à la raison, elle aurait proposé que la fête ait lieu à Toronto et Ottawa, respectivement les 19 et 26 juillet 2008. Pour un pays pauvre comme le Burundi, pourquoi multiplier les dépenses de l’Ambassade, alors que, pour les mêmes résultats, nous aurions dépensé moins d’argent des contribuables?

3) Passe encore ce gaspillage, lors de la première rencontre du Comité de fête d’Ottawa, les participants ont souhaité qu’on élargisse la participation à d’autres Burundais actifs dans la diaspora burundaise du Canada. Des personnes ont été ajoutées. Comme c’était l’Ambassade qui avait invité tous les participants, rien n’était anormal qu’elle le fasse pour les nouveaux. En d’autres termes, n’importe qui de l’équipe de l’Ambassade du Burundi au Canada pourrait appeler les personnes ajoutées. Pour être sûre que ces personnes ne soient jamais appelées, madame l’ambassadeur aurait souhaité le faire elle-même. Comme il se devait, elle n’a rien fait.

4) Lors de la suivante réunion de préparation de la fête, une question lui a été posée. Cette question était de savoir pourquoi aucune des personnes ajoutées à la liste de préparation de la fête ne se soit pas présentée. Elle a dit : « Je n’ai pas pu les rejoindre ».

Après avoir entendu cette réponse, nous avons fait une recherche et une enquête rigoureuses, car nous ne la croyons plus. Et voici les conclusions auxquelles nous sommes arrivé.

1) Toutes les personnes que Madame l’Ambassadeur devait appeler sont des Abahutu.

2) Toutes ces personnes ont des adresses électroniques connues, des téléphones avec répondeur et afficheur. Ces personnes n’ont reçu ni un message électronique ni un coup de fil de la part de Madame l’ambassadeur du Burundi au Canada.

3) Toutes ces personnes ont rencontré et salué madame Apollonie Simbizi, l’Ambassadeur du Burundi au Canada lors d’une fête organisée le samedi 21 juin 2008 au 10, privée Desloges, Ottawa, Ontario, Canada. Elle n’aurait soufflé aucun mot en rapport avec l’organisation de la fête de l’Indépendance du Burundi.

4) Le groupe Abezamutima a organisé la journée internationale de la femme le 8 mars 2008. Ainsi, il avait donné une invitation écrite à Madame l’Ambassadeur du Burundi au Canada pour trois raisons : 1) parce qu’elle est une femme, 2) parce qu’elle est une burundaise et 3) parce que la majeure partie de la conférence traitait du rôle de la femme dans la culture du Burundi lequel Burundi elle représente au Canada. Non seulement qu’elle n’est pas venue, elle n’a rien fait pour motiver son absence.

5) Le groupe de Loyal Kigabiro lui aurait écrit plusieurs lettres pour promouvoir la culture burundaise, mais, si elles ne sont pas détruites, elles auraient été classées sans suite.

Il est alors visible que madame l’Ambassadeur du Burundi au Canada « a de la haine » envers ces Burundais et leurs groupes de manière à les écarter de toute organisation dans laquelle l’Ambassade a un mot à dire. Il est aussi clair qu’elle a « menti » au comité de préparation de la fête de l’Indépendance du Burundi et que, par là, « elle pratique jour après jour la discrimination ethnique ». Comment se fait-il qu’une autorité sensée servir tout le monde adopte-t-elle un comportement discriminatoire? Une autorité qui ment pour camoufler son racisme est-elle digne de crédibilité pour représenter le Burundi?

Le gouvernement burundais s’est-il désintéressé des ressortissants burundais du Canada pour les martyriser avec la représentation d’une autorité qui n’en est pas une? Est-ce que le Burundi est en pénurie d’hommes ou de femmes capables de concilier tous ses enfants à Ottawa? Ne faudrait-il pas que le gouvernement burundais fournisse des explications aux Burundais du Canada qui sont visiblement discriminés jusqu’à ce qu’ils ne figurent pas parmi les personnes qui participent dans la fête de l’Indépendance de leur pays?

Auteur: Anastase Mabinga

Source: www.burundivision.org