LA MÉLODIE DE LA PAIX INTÉRIEURE

Mardi le 09 mars 2010

Filles, sœurs, mères, femmes,

Quand nos forces mutent et deviennent fébriles,

Quand nos esprits érodent et deviennent stériles,

Au besoin même à la course

Regagnons et affleurons la source

De la paix intérieure,

Dans sa prieure demeure.


Filles, sœurs, mères, femmes, La paix va de jour paître,

Au fond de notre être,

Où loge une mélodie,

Un hymne sans parodie ,

Une mélopée des berceuses

Des femmes accoucheuses.


Filles, sœurs, mères, femmes,

Au soir, la paix est concierge

De notre immense taverne

De champs d’or internes,

Tels ceux de Faberge.


Filles, sœurs, mères, femmes,

Au fond de nous, il y a un beau monastère,

Des chansons œcuméniques de nos mères

Inclinées sur nos berceaux,

De nos souvenirs de jadis, collées sur leurs peaux,

Ou suspendues sur leurs dos,

Nos ultimes manèges et eldorados.


Filles, sœurs, mères, femmes,

On y auditionne des murmures de nos mers

Des adages fermes de nos pères

Des dictons doux de nos paires

Des proses d’amour de nos partenaires.

Des rimes tendres de la progéniture

De notre tessiture.

Filles, sœurs, mères, femmes,

Du haut d’une chaire,

Y vibrent ces chansons centenaires.


C’est le siège des couplets multilingues des personnes

Qui, dans notre vie, méritent un piédestal

Pour leur rôle magistral

Lorsque notre cloche d’appel à la rescousse sonne.

Ceux et celles qui essuient nos larmes amères

Versées pour les êtres si chers et si éphémères.

Ceux et celles qui partagent avec nous le festin des sherpas

Au terroir où « un enfant pleure et sa mère ne l’entend pas ».


Filles, sœurs, mères, femmes,

La mélodie intérieure y joue sans zizanie en concert,

Une paisible litanie, sans serf et à ciel ouvert,

De nos records ingénieux,

De nos exploits harmonieux,

Qui n’ont point déprécié,

Ni émacié.


Filles, sœurs, mères, femmes,

Aujourd’hui comme hier

De notre montgolfière, soyons-en fières.

Hier et aujourd’hui, la seule différence

Est la révérence et déférence

De ceux et celles qui nous ont essaimés,

Ceux et celles qui nous ont tant aimés.

Ils ont eu – Eux - le goût d’apprécier

Elles ont écrit – Elles - tout en acier.


Filles, sœurs, mères, femmes,

Cette mélodie a un refrain :

« Oui, vous êtes les mêmes,

De la même crème,

Dans un carême extrême,

Un peu plus blêmes , brèmes et sans chrême,

Assoiffées des fameuses berceuses,

Des générations chanceuses,

Mais toujours sereines et en airain ».


Filles, sœurs, mères, femmes,

Allons au galop au fond de nous, en conclave

Ouïr ces beaux cantiques, strophes et octaves

De la mélodie de la paix intérieure

Au féminin et sans autre dilemme.

Et savourons parfaitement cette demi-heure.


Bonne fête des femmes !!!


Auteur: Régine Cirondeye, Reginecirondeye@hotmail.com

Source: burundivision.org